Carlos est un enfant qui exige beaucoup de patience et d’attention. Ses professeurs s’en plaignent et les voisins aussi. Mais sa famille croit qu’avec l’âge Carlos finira par se « tranquilliser ». Son père se rappelle avoir eu la même énergie étant enfant. Lui aussi était agité.

Mais lorsque Carlos entre au secondaire, il ne semble pas se calmer. Les professeurs l’accusent d’être désorganisé et rêveur. Ses notes baissent et sa vie sociale se dégrade. De plus, il semble avoir le don de choisir les mauvaises fréquentations.

À l’école, Carlos fait l’expérience de la drogue, prétendant que cela l’aide à faire face aux stress du quotidien. Débute alors une vie de crimes mineurs. Carlos quitte l’école et s’éloigne de plus en plus de sa famille.

Éventuellement, Carlos est incarcéré. Le choc force sa famille à chercher de l’aide professionnelle.

C’est alors qu’il est référé au Douglas. Carlos a alors 29 ans.

Carlos au Douglas

Une équipe du Douglas évalue Carlos et diagnostique un trouble du déficit d’attention avec hyperactivité. Sans traitement adéquat, la drogue, l’alcool et les mauvais choix de vie ont aggravé le problème.

L’équipe du Douglas offre à Carlos plusieurs formes de thérapies et demande à sa famille de participer à son traitement. A vec l’aide de médicaments, de psychothérapie et de psychoéducation, Carlos est en mesure de regarder sa situation en face pour la première fois de sa vie. Le soutien qu’il reçoit l’aide à décrocher de la drogue et de l’alcool.

À 36 ans, Carlos a maintenant une moyenne pondérée cumulative de 3,85 à l’université. Il travaille et joue de la musique avec enthousiasme — un succès et des réussites qui auraient jadis étonné ses parents, ses professeurs et ses compagnons de classe.

Il reconnaît qu’avant de recevoir des traitements, il éprouvait de la difficulté à se concentrer. Il gravitait autour de gens peu recommandables et faisait des choix douteux.

Aujourd’hui, Carlos voit les choses plus positivement et pense que « son verre est à moitié plein ». Mais il y a des jours où il ne peut s’empêcher de penser à la vie qu’il aurait eue s’il avait été diagnostiqué enfant. Il aurait gagné bien des années et sa famille aurait moins souffert.