Une jeune femme souffrant de troubles bipolaires accepte finalement d’être aidée
L’histoire de Naomi
Naomi est une jeune fille de 23 ans quand elle se présente pour la première fois au Douglas. Son histoire familiale est difficile. Alors qu’elle a 15 ans, son père se suicide (on soupçonne qu’il souffrait de troubles bipolaires). Sa maman est très anxieuse et non fonctionnelle. Son jeune frère, pour sa part, souffre de troubles de déficit de l'attention avec hyperactivité et d’un trouble du comportement. Naomi complète son secondaire V et réussit à tirer son épingle du jeu malgré les difficultés sociales qu’engendrent les problèmes à la maison.
Jusqu’au jour où elle contracte son premier emploi. Elle vit alors un épisode de dépression important. Elle voit un médecin qui tente de l’aider au mieux de sa connaissance mais qui convient finalement qu’il vaudrait mieux qu’elle voit des spécialistes au Douglas. Naomi est accueillie par le Module d’Évaluation Liaison qui procède à une évaluation psychiatrique. On la réfère au programme des troubles bipolaires qui confirme un trouble bipolaire.
Naomi est en détresse, elle est désagréable et réfractaire à quelque traitement que ce soit. Autrement dit, elle n’accepte pas le diagnostic. De fait, la plupart des jeunes n’acceptent pas un diagnostic de maladie mentale. Au début, Naomi disparaît quelques mois pour réapparaître quand elle n’en peut plus. Pendant cette période, elle met un enfant au monde. Puis petit à petit, au fur et à mesure que l’alliance thérapeutique se développe entre elle et l’équipe traitante du Douglas, Naomi est de plus en plus constante. Les bons médicaments sont trouvés et Naomi travaille sur l’acceptation de la maladie.
Une histoire qui finit bien
Après 5 ans de remous, Naomi vit enfin une période de stabilité. Elle accepte son diagnostic et l’aide qu’on lui offre. Confiante et convaincue, elle persuade son frère de consulter des spécialistes pour que lui aussi bénéficie d’un traitement approprié. Ce qu’il fait et aujourd’hui il est stable et étudie à l’université. Cette histoire montre l’importance de prendre en charge cette maladie dès son apparition afin d’éviter les rechutes qui fragilisent la personne. La prévention est un mot clé dans le trouble bipolaire ainsi que l’acceptation de la maladie. Les médicaments ne font pas tout, il faut aussi que la personne fasse son bout de chemin et pour cela le support d’une équipe pluridisciplinaire est essentiel !L’histoire de Naomi reflète également l’importance de la détection de la maladie auprès des proches. L’enfant de Naomi est à risque et nous devons être vigilants. Faire de la prévention, c’est un mandat de l’Institut Douglas.
Dernière mise à jour le 9 août 2010
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