C´est à l’Institut Douglas que se trouve le réputé Programme d’évaluation, d’intervention et de prévention des psychoses (PEPP-Montréal), dirigé par Dr Ashok Malla, psychiatre traitant et chercheur. Ce programme attire des cliniciens et des chercheurs venant du monde entier pour étudier nos méthodes et être en mesure d’aider par la suite leurs concitoyens.

Le programme PEPP aide les jeunes souffrant d’un premier épisode psychotique à se rétablir et à remettre leur vie sur les rails (à l’école, au travail et dans leurs relations).

On assigne à chaque jeune patient admis au PEPP un psychiatre, un directeur de dossier et un membre du personnel de recherche, qui travaillent ensemble avec les patients à évaluer sans cesse l’efficacité du traitement prescrit. Au besoin, on modifie le traitement.

Le savoir ainsi acquis dans cette communauté de soins est appliqué à d’autres patients.

Réduire le délai de rétablissement est crucial chez les jeunes parce que plus la maladie reste non-traitée longtemps, plus les jeunes passent à côté de leurs objectifs scolaires, professionnels et personnels. Diverses formes d‘intervention familiale font aussi partie intégrante des soins et accélèrent le rétablissement.

Le programme PEPP utilisera les nouveaux appareils d’imagerie par résonance magnétique du Centre d’imagerie cérébrale.

Grâce aux images cérébrales des patients obtenues par scanneur, les cliniciens-chercheurs du Programme ont pu déjà déceler des biomarqueurs pour les cas de psychoses difficiles à traiter. Ces biomarqueurs permettent au personnel du PEPP de repérer les cas difficiles à traiter parmi les nouveaux patients et d’avoir recours à des interventions reconnues efficaces pour ces cas. On réduit ainsi considérablement la période d’essaiserreurs du traitement par lequel la personne passerait autrement avant de pouvoir se rétablir.

L’attention précise accordée à chaque patient dans un cadre de recherche clinique permet aux jeunes en traitement de se remettre sur pied beaucoup plus rapidement dans une période de leur vie où ils sont déjà fragiles. Si ces jeunes n’arrivent pas à établir des relations solides et à préparer leur avenir professionnel, ils pourraient ne jamais récupérer ces années perdues.